Transhumances

Patan, à côté de Kathmandou

En quelques longues minutes de taxi depuis freakstreet ou Thamel, à travers la ville polluée, après être passée par des ruelles bondées et sales encombrées de véhicules brinquebalants, voici Patan.

 

  

 

 

  

 

  

 

 

 

 

 

 

  

 

 



Publié à 09:41, le jeudi 24 mars 2011, dans Nepal: hiver 2010 2011, Patan
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Bandipur, village Newar

 

Bandipur est situé entre Pokhara et Kathmandou.

Nous nous y sommes arrêtés afin d'admirer son architecture et surtout pour découvrir le village avant q'il ne devienne trop touristique. En effet, il est prévu d'en aire un nouveau spot de parapente. Et vu l'évolution des prix et des mentalités des locaux  liés à cette activité, autant y aller rapido.

   

                 

 

 

  

 

      

 

 

   

 

 

  



Publié à 09:25, le jeudi 24 mars 2011, dans Nepal: hiver 2010 2011, Band?pur
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Pokhara ou là où j'ai appris à voler

Pokhara, c'est le lac Phewa,

 

c'est la vue sur les Annapurnas, c'est le repos du guerrier après un trek. C'est aussi La Mecque du parapente, et c'est là le but du séjour. C'est là que je vais apprendre à déployer mes ailes. Je veux voler.

En décembre-janvier, on ne peut pas dire qu'il y fasse chaud. Un séjour implique donc de supporter les chambres sans chauffage, les douches froides et pour manger, le soir, on garde les doudounes. En fait, on est emmitouflé du matin au soir, à moins de squatter une cheminée, ou dans la journée de trouver une terrasse ensoleillée.

En attendant le début dues cours, nous passons de longues journées à buller au soleil à la terrasse du Sibani, à regarder les voiles dans le ciel, à frémir et admirer, à observer les atterrissages et à nous préparer mentalement à ce qui nous attend. Aucun programme intensif, se découvrir, c'est déjà pas mal.

Abandonner brusquement le plancher des buffles pour courir vers le vide, savoir sa vie entre les mains de quelques mètres carrés de tissu, c'est pas si évident. et même si nous sommes là pour ça, la trouille est bien là, elle aussi, aussi présente que l'envie.

La première partie du cours, c'est la pente-école où nous apprenons à soulever l'aile et à nous maintenir dessous, en courant comme des malades, luttant, tirant, contre un vent inexistant, tentant de ne pas nous emmêler les pinceaux dans toutes les suspentes. Bleus sur les biceps, sourires scotchés aux lèvres, entre frustrations et premières sensations.

                             

La veille du premier vol, l'angoisse est bien là.

Mon premier décollage, toute seule comme une grande? facile! Et une fois installée dans ma sellette, quand la voix de la radio me dit que toiut va bien, que je dois respirer un grand coup et que j'ai le temps d'apprécier le paysage, je n'en reviens pas d'être toute seule là-haut, vraiment haut.

Quelle altitude déjà? Le départ se fait à 1700m, Pokhara en bas est à 820m... La vallée est à mes pieds, sous mes pieds. C''est pas gagner avec moi, chaque étape est une petite victoire, lever les yeux pour observer ma voile, ça parait rien comme ça, mais moi, ça me destabilisait au début, regarder encore plus haut, quand on est déjà si haut... et en plus, si je découvre un truc louche dans cette voile, je fais quoi? Mieux vaut ne pas savoir... Et tirer sur les suspentes pour tourner, c'est facile, mais j'y allais avec une grande prudence... on ne sait jamais, ça réagit comment une aile? C'est sensible? Ca va pas me faire trouner trop brusquement? Et si ça tourne trop brusquement, je fais quoi? Ca fait quoi? Donc, quand j'ose me retourner pour la première fois, avec précaution, essayant de ne rien changer au cours de mon vol par un appui modifié sur la sellette, quand-même toujours pas trés rassurée, et que de là-haut je vois le Machupuchare, 7000m,

luisant dans le soleil, et rien entre lui et moi, wouahou!!!!! Je vole.

C'est bien joli tout ça, mais qui dit décollage dit atterrissage. Le cerveau, le mien, c'est sûr, mais parait que c'est pas le seul... ne sait pas, pas encore peut-être, évaluer cette nouvelle dimension, la hauteur associée à la vitesse, à la descente. L'aide radio des instructeurs, c'est vital, quart de tour à droite, enclencher un 8 par la gauche, non, l'autre gauche, modifier légèrement par l'appui selette, prendre un poil de vitesse, tirer sur les freins. C'est fait. Sur le cul, j'ai attéri sur le cul,

peu d'élégance, certes, mais j'ai réussi. Yes!

Je passerai les détails sur les figures de ouf qu'il nous fallu tracer au dessus du lac, le décrochage, les fermetures frontales ou latérales, tout ça pour savoir réagir au cas où. Ce "au cas où", il fait réfléchir... Obéir aux conseils d'exellents formateurs, provoquer et parer l'accident, c'est pas pareil que réagir promptement dans une situation extrême. Oui, là-haut, parfois, y'a des grands moments de solitude!

Voilà.

Le lac Phewa est maintenant terriblement pollué, les rives en sont vraiment sales et franchement, il faudrait me payer cher avec lavage d'estomac inclus avant de m'y faire ingurgiter du poisson.

    

  

Les maisons aparaissent en vrac, n'importe comment, constructions incontrolées et cheap, et mieux vaut ne pas regarder derrière, les façades dégoulinantes de taches noirâtres ou les abords décorés de plastiques colorés. Pokhara, quand on y passe quelques jours, ça va, on ne se rend pas compte. Mais 2 mois, ça fait long... et pourtant la nouvelle législation indienne sur les visas oblige à rester 2 mois au Népal. On ne m'y reprendra pas.

Des photos, of course, sur l'album.



Publié à 09:00, le dimanche 20 mars 2011, dans Nepal: hiver 2010 2011, Pokhara
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Premier stop au Népal: Bardia

                                                            Le parc de National de Bardia.

 

C'était début déc 2010.

Je n'ai rien écrit de tout ce temps. La faute en est à... l'effervescence de mon coeur.

Je suis terriblement amoureuse et ça prend du temps.

Bien-sûr, il y a aussi les conditions de vie au Népal, les coupures d'électricité qui actuellement s'élèvent à 10 heures par jour et le rythme népalais qui est des plus passifs.

Nous avons passé la frontière Inde / Népal à Mahendranagar, pour parcourir en bus local tout le trajet jusqu'à Bardia.

Et bonne nouvelles, des animaux, il y en a! Ceux que nous n'avons pas vus, ont été observés par d'autres voyageurs, même un tigre. Il n'empèche, il me suffit de savoir qu'ils existent, et cette pensée déjà me rend heureuse.

Des photos dans l'album!



Publié à 18:26, le vendredi 11 février 2011, dans Nepal: hiver 2010 2011, Bardiy?
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Jaisalmer

                                                         Jaisalmer, c'est la cité des 1001 nuits.

 

J'avais écrit un joli texte, mais une coupure inopinée d'électricité a arrêté mes velleités de reporteuse en herbe. Il faudra vous en passer.

Hotel Peacock: 250 rps, sdb. Hors des remparts. Chambre pas mal du tout. Mais personnel ,surtout le pseudo-boss, vraiment antipathique, pèdant et puant. Bruyant.

Hotel Surja guest house: dans la forteresse, en fait sur les remparts. 250 rps avecsdb. Chambre nickel et jolie. Tout le monde y est sympa.

En voilà un aperçu.

 

 

 



Publié à 14:11, le vendredi 3 décembre 2010, dans Inde: hiver 2010 2011, Jaisalmer
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Amritsar

Hotel sita Niwas: 250Rps avec sdb. Bruyant, pourrave. Personnel très sympa.

Near gold temple, 61, sita niwas road.

Au temple: gratos



Publié à 10:04, le vendredi 3 décembre 2010, dans Hebergement et transport, Amritsar
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Bhagsu

Sun Rise gh: 150rps, avec sdb et balcon, vue sur la vallée. Simple et propre

La gh au dessus, 120 Rps, salle de bain commune. Chambre plus vétuste, mais ambiance sympa.

celle encore au-dessus: 150 Rps, avec sdb et balcon. Simple, neuve.

 

Car Dharamsala / Amritsar: 161 Rps



Publié à 07:01, le vendredi 3 décembre 2010, dans Hebergement et transport, McLeod Ganj
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Amritsar : la cérémonie de fermeture de la frontière avec le Pakistan

 

Amritsar : la cérémonie de fermeture de la frontière avec le Pakistan

 

 

Alors, malgré tout le respect que je dois à l’Inde, j’ai bien rigolé et franchement je crois que c’est une bonne idée d’aller jeter un œil à ce grandeur nature qui tous les soirs recommence à la même page.

         

Je n’aurais d’abord jamais imaginé  y voir tant de monde. D’un côté, des milliers d’indiens, (mais d’où qu’y sortent ???), enthousiastes et de tout poils. De l’autre côté, bien plus épars et sexes bien séparés, non mais !, quelques pakistanais plus passifs. Alors, bien-sûr, il faut canaliser tout ce monde, et les militaires à cheval peine à faire respecter l’ordre de la file indienne quipermet en une dizaine de minutes de passer de l'ultime parking aux gradins.

         

    

C’est un véritable show, avec son chauffeur de sale. Il motive aux applaudissements, cris délirants et autres démonstrations patriotiques.

 

    

    

Petit défilé de militaires, un par un, après avoir crié un son unique le plus longtemps possible : une sorte de marche en canard, en plus exagérée et surtout effectuée le plus rapidement possible. Hilarant.

La cérémonie se termine par des mains serrées quasi-effleurées, en quatrième vitesse et une fois les drapeaux pliés. Celui des indiens retournent dans sa guérite aux pas cadencés.

    



Publié à 10:03, le jeudi 2 décembre 2010, dans Inde: hiver 2010 2011, Amritsar
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Le temple d'or, Amritsar

 

Amritsar, cité des Sikhs., bassin au nectar.

 

 

Je vous passerai les détails de la ville en elle-même, tellement grouillante et palpitante, que je n’ai pas souhaité m’y attarder. C’est que je viens de descendre de la montagne, vous voyez , genre, sentiers escarpés utilisés par les écoliers, barbus babas s’égosillant près des temples de Shiva, motos Enfield  conduits par des occidentaux, femmes étendant le linge à même l’herbe, hommes accroupis taillant la bavette, vaches au milieu de la route, singes râleurs, chiens en meute, oiseaux bizarres. Et là, boum, d’un seul coup, je passe d’une population de 100 000 habitants sur quelques villages à 100 000 repas distribués par jour.

Je vous explique, j’ai pas tout compris de cette religion, mais une chose est sûre, ils sont accueillants. Le temple est ouvert à tous, même dans son « sein » le plus sacré, acceptation totale du partage et de la différence. Alors, ils donnent le gite et le couvert à qui le veut bien.

C’est le temple d’or. Guru Nanak, XVIe, une sorte de surdoué de la spiritualité, est né de parents hindous. Ses voyages le mène à créer cette sorte de fusion religieuse, le sikhisme, entre hindouisme, soufisme et Islam. Il pense que la religion est un lien pour unir les hommes mais constate qu’au contraire elle la monte les uns contre les autres. Il est opposé au système des castes. Sikh signifie « disciple ».

Le temple est tout le temps animé, chaque jour, une page du « livre » le « Adi Granth » est ouverte au hasard et ai affiché au temple : elle servira à l’étude du jour.

 

Lors de mon premier voyage en Inde, plus de 20 ans, déjà, quand je devais demander qlq chose dans la rue, je m’adressais de préférence aux Sikhs. J’étais sûre d’avoir une réponse correcte : je veux dire, une réponse satisfaisante à ma question ou un une autre avouant simplement ne pas savoir, sans inventer n’importe quoi pour ne pas perdre la face. De plus, la majorité d’entre eux très éduqués, j’étais presque certaine d’être comprise.

Leurs majestueux turbans sont liés à l’esthétique. Les couleurs bleus ou orange montrent le classicisme, la tradition. Ce sont celles arborées par les gardiens du temple. Les autres s’accordent aux vêtements, au teint… que sais-je. Et ils mesurent 12 pieds, ça fait donc…  environ 366cm… ! Et puis les Sikhs ont une autorisation spéciale qui leur permet de ne porter de casque de motos ! Pourquoi ces turbans ? Hé bien, il leur est interdit de ce couper les cheveux (tous les poils, je crois) : ils les considèrent comme un don de Dieu. Un sikh porte un turban pour que ces cheveux soient propres et soignés.

Au temple, donc, chaque jour, en semaine, sont distribués 40000 repas, 100000 le week-end. Ça laisse perplexe. En rentrant dans le réfectoire, en fait plusieurs halls, on est dirigé vers nos places, sur un tapis déroulé, à même le sol, l’un à côté de l’autre, en longue file.

Un homme passe d’abord distribuant assiette, bol et couverts, en plastique, même pas une feuille de banane ! puis, un autre va déposer du Dal (sorte de soupe de lentilles épicée), un autre un curry de légumes, un autre une pâte douce à la citrouille, et un autre des chappattis (pain-galette). Viendra ensuite celui  qui donne l’eau. Ils ne cesseront de passer et de remplir les assiettes de ceux qui en reprennent. Rien à voir avec le repas familial qui s’étale sur plusieurs heures : en 5 minutes, c’est fait. Tu reçois, tu avales, tu causes pas, tu t’en vas. Entre temps la file à ta droite s’est dissolue et celle de la gauche a enflé pour rebondir devant et encore devant et encore devant. Une fois débarrassé le plancher, des hommes balaient  vigoureusement le tapis qui est enroulé en bout de hall et le sol est lavé. L’assiette et le bol sont déposés séparément, des volontaires s’attaque constamment à la plonge.

En ressortant, j’ai regardé le groupe qui s’occupait d’éplucher des montagnes d’oignons, un autre épluchait les carottes. Tous ces gens, hommes et femmes volontaires, accomplissant un devoir sacré. Impressionnant.

Et ainsi 24h sur 24.

 

 

Pour ceux que ça intéresse, un copié-collé-e sur les Sikhs, trouvé ici : http://www.sikhs.nl/Main_french/LeTriteSortDesSikhsReveleAuMondeEntier.htm

Les Sikh sont les disciples de Guru Nanak, fondateur de la religion Sikh et des neufs Gurus auxquels la succession spirituelle de Guru Nanak était transmise. La religion Sikh croit en un seul Dieu, omniprésent, créateur de l’univers. Elle est simple, réaliste et facilement praticable. Il n’y a pas de rituels ou de cérémonies compliqués. Mr.Bradshaw, érudit anglais, l’a définie comme la religion du monde moderne. Un autre anglais. M.Cunningham dit, les Sikh Sont  des Lions, leurs sacrifices pour leur pays, pour les hindous et pour les Droits de l’Homme n’ont pas d’équivalent.

Le Sikhisme ne reconnaît aucune inégalité entre caste et croyance et il ignore toute barrière de couleur, de pays ou de race, ses portes sont ouvertes aux noirs, aux blancs, aux occidentaux, aux Afro-américains comme aux Américains blancs. Il n’y a pas d’intouchable chez les Sikh. Tout temple Sikh a une cuisine communautaire gratuite pour tous. II n’y a pas de place pour l’adultère et le divorce dans la religion. Les femmes jouissent des droits égaux - au baptême, à la prêtrise et à tous les nivaux de vie. Tout Sikh est nommé SINGH (Lion) et la femme KAUR (princesse.)

 

  • Les Sikh ont souffert et ont contribué pour plus de 80% à la lutte pour la liberté de l’Inde, bien qu’ils n’aient représenté avant en 1947 qu’à peine 1,5% de la population. Pour l’indépendance:
  • Sur 121 indiens pendus, 93 étaient des Sikh.
  • Sur 2646 indiens qui Ont eu par peine de rester dans des îles lointaines, 2147 étaient des Sikh.
  • Sur 113 indiens. tués par des anglais a Bajbaj katb, 67 étaient des Sikh.
  • Sur 1300 indiens tués dans des manifestations contre les Anglais a Jalianwala Bagh (jardin de la flamme de la liberté), 799 étaient des Sikh.
  • 91 Sikh ont été tués par des cannons.
  • 500 Sikh ont été sacrifiés dans le mouvement Akali Laher.

 

Le 6 juin 1984, pour plaire à l’électorat hindou et rester au pouvoir, le Premier ministre d’alors, Mme Indira Gandhi a attaqué et détruit le sanctuaire le plus sacré des Sikh: le Temple d’Or, Le monde entier a été témoin de cet holocauste et du massacre de Sikh innocents qui a fait suite à la main d’un gouvernement cruel.

 

 

 



Publié à 17:21, le mardi 30 novembre 2010, dans Inde: hiver 2010 2011, Amritsar
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Dharamsala - Mac Leod Ganj - Bhagsu

Ce fut le choc en arrivant à Dharamsala, ou plutôt à Mac Leod Ganj.

 

 

 

 

La première impression rejoint celles de beaucoup d’endroits en Inde où les touristes laissent leur empreinte. Quelques ruelles, 3 ou 4, c’est pas grand, beaucoup de taxis, de boutiques en tout genre,  de restaurants, d’affiches de cours de yoga, de reiki et autres activités alternatives, avec  la touche tibétaine en prime : échoppes à momos(espèce de raviolis tibétains), drapeaux de prière, portraits du Dalai Lama. L’ensemble embué dans  une pollution de klaxons et de moteurs, sous le regard des mendiants ex-lèpreux, des hommes inactifs et des chiens galleux. Et les touristes, alternatifs eux aussi, ouf, un mélange gortex, bouddhistes et néo-hippies.

Bref, quelques secondes me suffirent pour vouloir m’échapper.

Bhagsu, on m’avait dit, tu vas droit à Bhagsu, c’est là qu’il faut être.  Deux km plus loin.

Venga !

Le centre de Bhagsu, c’est la même chose en moins pire… Mais l’endroit se mérite. La saison est finie, beaucoup de lieux sont fermés. Il faut monter, monter, là où  les véhicules n’arrivent plus.

 

 

 

 

Des escaliers  abruptes., un sentier à couper le souffle. On a l’impression de passer sur les terrasses des maisons. Quelques  guest-houses, des inscriptions en hébreux, en jap. C’est donc là que je loge. Le balcon de ma chambre donne sur la vallée au loin, immense, embrumée, on la devine, on la pressent. Le matin au lever du soleil, le profil des collines se distinguent vaguement, non, pas vaguement, comme des vagues. Sur les côtés, les contre-fort de l’Himalaya, couverts de pins, ornés de points blancs de minus temples de Shiva éparpillés.

 

 

 

Je pensais participer à un autre vipassana, mais finalement, le centre a changé les dates. Je vais donc participer à une retraite de 6 jours, au centre semi-monastique de méditation Tushita, à partir du 17/11.

 

 

 

 

Je viens d’y suivre 2 jours de méditation intensive. Ça m’a remis les idées en place.

Ici, il faut vivre avec les chiens. Le matin quand je marche jusqu’’a Mac Leod, je ne suis pas toute seule. Ils sont sympas. Par contre, les voyageurs rencontrés qui dorment là se plaignent des aboiements incessants pendant la nuit, au point de devoir acheter des boules Quies !

Il faut vivre aussi avec les singes. Il y en a partout. Et la nature du singe étant d’être fasciné par la nourriture, ceux-ci ne se gènent pas. Ils sont inoffensifs tant qu’un éventuel repas n’est pas entre eux et nous. Sinon, ils sont chapardeurs, querelleurs, agressifs. A Tushita, un jour, il fut impossible de manger dehors. Ils se précipìtaient sur nous pour raffler le contenu des assiettes, les gobelets posés sur les tables. Leur présence signifie qu’il faut tout fermer et ne rien laisser dehors.

 

Les autres personnages incontournables, ce sont les ânes. Toute la journée, ils grimpent, chargés à bloc, du sable, des briques et autres éléments de construction. A l’air d’internet, (car je pourrai même y avoir une couverture depuis mon lit si je payais un abonnement)  les maisons, ici, ne pourraient s’ériger sans leur aide.

 



Publié à 14:30, le samedi 13 novembre 2010, dans Inde: hiver 2010 2011, McLeod Ganj
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